Mis en avant

Premier article de blog

L’ÉLÉPHANT DE CÔTE D’IVOIRE

Éléphant de savane d’Afrique (Loxodonta africana)

Tous les pays du monde ont un animal comme emblème et se reconnaissent en cet animal. Ainsi les USA ont l’aigle, la France a le coq gaulois, la Côte d’Ivoire a l’éléphant. Ce n’est pas à l’issu d’un tirage au sort que les emblèmes animaux ont été attribués aux pays, mais c’est une histoire qui lie les pays à leur animal emblématique. Par exemple, les amérindiens qui étaient les peuples en Amérique avaient comme animal symbolique l’aigle. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire on s’aperçoit même du lien avec l’éléphant à travers le nom du pays. En effet la Côte d’Ivoire est située sur la côte africaine qui borde l’Atlantique. Sur cette côte se déroulait le commerce transatlantique, et sa partie ouest était prisée pour le marché des ivoires. On y trouvait beaucoup d’éléphants d’où le nom Côte d’Ivoire et le choix de l’éléphant comme animal emblématique. L’éléphant est aujourd’hui mondialement menacée de disparitions, il est inscrit comme espèce en danger  » EN  » dans la liste rouge de l’UICN. Les pressions sur l’éléphant sont grandissantes en Côte d’Ivoire. En premier lieu la perte de l’habitat causée par la déforestation qui ne fait que s’accentuer due à l’agriculture et l’exploitation du bois. Ensuite le braconnage pour le commerce des ivoires ou autres organes et la restauration. Ces menaces réduisent de plus en plus les populations d’éléphants, les scientifiques affirment avec regret qu’on ne trouve pratiquement plus d’éléphants en Côte d’Ivoire à part les petits groupes isolés dans quelques parcs alors qu’avant on pouvait en compter des milliers sur l’ensemble de leur répartition en Côte d’Ivoire. Tout de même des actions entreprises récemment par l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves notamment la pose de balise GPS sur 2 à 4 éléphants viennent renforcer la lutte contre le braconnage et laissent présager de l’espoir pour la restauration des populations d’éléphants en Côte d’Ivoire.

Changement Climatique : rôle de la jeunesse africaine.

#SchoolStrikeForClimat et #FridaysForFuture en Ouganda. (@Theconversation.com)

Que font les jeunes africains face aux défis des changements globaux ?


La jeunesse européenne déjà au diapason

Partout en Europe, plus en plus de jeunes prennent position dans les débats sur le climat. Ils ne font pas que s’intéresser aux questions sur le réchauffement climatique et les autres problèmes d’environnement, ils mènent des actions concrètes et participent aux débats. Des mouvements naissent, les jeunes sortent des classes, ils organisent des protestations et des manifestations pour mettre la pression sur leurs dirigeants politiques. Ces jeunes veulent des réponses claires et adéquates de la part de ces derniers en faveur de l’environnement . Pour eux il est clair que l’incapacité des dirigeants à se mettre d’accord sur les politiques et stratégies à adopter pour freiner la menace du changement climatique et leur manque de réaction compromet leur avenir et celui des générations à venir. Ainsi ces mouvements ont permis de déclarer l’état d’urgence climatique par les parlements en Ecosse, au Pays Bas et désormais les jeunes des pays européens prennent part aux réunions importantes et influencent grandement les décisions dans leur pays en faveur du climat.

L’exemple de Greta Thunberg

Greta Thunberg pendant un #SchoolStrikeForClimat @Google.com

Sur cette image ; Greta Thunberg une jeune suédoise de 17 ans et figure numéro 1 du mouvement de la jeunesse pour le climat en Europe depuis 2018. Cette adolescente militante écologiste est l’initiatrice de célèbres mouvements de manifestation pour le climat tels que #FridaysForFuture et #SchoolStrikeForClimat. Malgré son jeune âge et son autisme elle se montre encore plus engagée et déterminée que la plupart des adultes sur la question. Par ses prises de paroles et ses sorties médiatiques pertinentes elle capte de plus en plus de jeunes dans le monde, même des adultes. Source d’inspirations et de motivations, elle bénéficie partout dans le monde de soutien de jeunes, enfants et adultes formant ainsi une grande armée pour le climat (#GretaArmy).


Pourquoi lutter pour le climat en Afrique ?

L’Afrique, quoique qu’elle ne connaît pas encore de catastrophes naturelles ou écologiques importantes à l’instar des feux de brousses en Australie actuellement, en Amazonie récemment , des cyclones et ouragans en îles de France et plus loin du tsunami au Japon. Elle est beaucoup sujet aux vicissitudes du climat. La plupart des pays africains surtout de l’Afrique subsaharienne, ont pour secteur primaire dans leur économie l’agriculture, ce secteur détient pour beaucoup d’entre eux plus de 50% du PIB. Cependant le changement climatique perturbe le rendement de ce secteur, en affectant grandement le rythme des saisons ce qui a pour conséquence immédiate la baisse des productions annuelles. Ainsi le changement climatique affecte négativement l’économie de ces pays. Les principales répercussions sur les populations sont l’augmentation des denrées alimentaires et la détérioration du cadre de vie des populations. Ces dernières conséquences favorisent l’augmentation du niveau de pauvreté, la prolifération de certaines maladies… En plus des effets directs et indirects sur l’agriculture on peut aussi noter le danger relatif à la montée des eaux marines sur les côtes africaines qui est aussi un effet du changement climatique, menaçant plusieurs populations c’est le cas de certains villages côtiers des pays de la côte ouest dont la Côte d’Ivoire. Économiquement, socialement et sur le plan sanitaire les populations africaines sont gravement affectées par les effets du changement climatique. Il apparaît donc plus primordial pour les gouvernements africains, pour le bien des peuples, de prendre des décisions importantes contribuant à atténuer les effets cités ci-dessus et ceux à venir. Si des avancées notables sont à saluer dans certains pays, dont le Ghana et la Gambie qui ont réussi à augmenter leur couvert forestier en 2018, aussi des pays de l’Est le Kenya, l’Éthiopie et l’Érythrée qui investissent de plus en plus dans les énergies renouvelables pour la production d’électricité. La marche reste encore grande dans l’ensemble des pays pour l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD) prônés par les accords des Nations Unies (ONU) sur le climat et l’environnement dont ils sont signataires. En effet, on constate que la situation ne fait que s’aggraver sous les yeux passifs de nos dirigeants parfois complices. Ce qui se passe est que les dirigeants ne respectent pas vraiment les engagements pris devant la communauté internationale pour notre environnement. De plus en plus de forêts sont détruites, des industries fossiles naissent et se développent encore plus, la biodiversité disparaît sans que nos dirigeants puissent réagir et prendre des mesures adéquates . Conséquences : les impacts du réchauffement climatique se font ressenti de plus en plus dans le temps et les ressources deviennent de plus en plus rares. Ici aussi l’avenir de la jeunesse et des futures générations est compromis.

Une mobilisation encore faible pour un défi de plus en plus grand.

En Afrique aussi la jeunesse s’intéresse un peu plus aux questions des changements globaux. Alors qu’avant la jeunesse ne semblait pas s’inquiéter du climat, aujourd’hui elle se sent plus que jamais concernée. Ainsi de plus en plus de jeunes africains prennent des initiatives qui sont stimulées par l’entrepreneuriat pour trouver des solutions écologiques et efficaces. Par exemple, la création de start-up telles que Wecyclers (Nigeria), COLIBA (Côte d’Ivoire) et Tapera (Zambie) aident à résoudre des problèmes d’environnements dans les domaines respectifs de la pollution due aux déchets ménagers, du recyclage du plastique et de l’énergie. Quoique nous sommes encore loin du niveau d’implication de la jeunesse en Europe, la naissance de certains mouvements activistes de jeunes laisse croire à une prise de conscience globale de la jeunesse en Afrique. Dernièrement quand Greta lançait son mouvement ainsi que le collectif Extinction Rebellion, des jeunes en Ouganda, au Ghana, en Afrique du Sud se mobilisaient pour protester contre l’inaction des dirigeants. Toutefois la mobilisation est encore faible et l’une des raisons est le manque de communication et d’information. Malheureusement la sensibilisation sur le climat et l’environnement n’est pas aussi grande en Afrique, les médias (télévision, radios, et journaux imprimés) parlent très peu du changement climatique. La grande partie de la sensibilisation se fait sur internet et les réseaux sociaux alors que le taux de populations ayant accès à internet est faible (23%). Notons aussi que la majorité de ceux qui sont connectés ne voient pas l’importance de cette lutte, cela reflète un véritable problème d’éducation et suggère un changement de mentalité pour une réorientation des priorités pour les jeunes africains. Pour nous les jeunes africains ne devraient plus être mis à l’écart dans les prises de décisions importantes pour le climat. Pour cela il faut que la jeunesse se mobilise grandement, prenne les choses en main et mène des actions concrètes dans chaque pays pour influencer les décideurs politiques et enclencher la transition écologique pour une gestion durable de notre terre.

POUR NOTRE CLIMAT, POUR UN ENVIRONNEMENT SAIN ET PROPICE, ENSEMBLE ON PEUT LE FAIRE

Darlem Kassem, Présidente Association Environnementaliste de Côte d’Ivoire AECI-Yirimaniloo
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